
Le mois de Juillet approche à grande vitesse. Pour la première fois en bien des années je ne prends pas de vacances et cela sera pareil l’année prochaine. Un choix un peu mitigé, mais je ne peux pas tout avoir dans la vie: mon fiston vient de commencer sa première année universitaire.
En Angleterre, malheureusement, l’éducation universitaire est payante. Quelles que soient les études entamées, il y a trois milles livres sterling de frais à payer par année d’études. Mais pour moi cela n’est pas le problème. Mon problème en plus des trois milles livres, c’est que je dois payer les études qu’il a décidé de faire: C’est comme cela, il y a pas d’autres solutions.
Il y a quelques années cette formation exigeante était sponsorisée par des compagnies qui volontiers soutenaient les jeunes qui s’aventuraient vers ce métier de passion réservé à un nombre très limité de candidats. Pour des raisons de sécurité, cette méthode a été retiré. Les jeunes passionnés qui veulent s’orienter vers ce secteur doivent maintenant trouver les fonds par eux-mêmes. Mon dilemme: dois-je tout sacrifier pour que Monsieur mon fiston réalise son rêve?
Dès l’âge de neuf ans il a décidé de son métier. J’ai tout fait afin de l’en dissuader, de choisir une autre voie, mais rien à faire. Alors j’ai décidé de faire de lui un investissement.
Comme avec un banquier, lui et moi avons dressé un business plan. Il s’engage a étudier de son mieux et moi je paye.
Dans mon plan il y a une clause qu’il doit accepter: pendant ses deux années universitaires, il m’appartient. Il est mon investissement.
Une clause un peu dure dira-t-on, car après tout, il sort tout juste de l’adolescence. Il est jeune, c’est trop lui demander. Non pas du tout il a fait son choix de métier. Qu’il assure maintenant.
Après avoir signé sur les pointillés, mon fiston et moi avons commencé ce business comme une aventure. Le coût de mon investissent est en faite est de quatre-vingt dix milles Euros.
Mon fiston ayant goûté à son premier voyage a l’âge de neuf mois, et a depuis sans cesse voyagé avec moi, m’accuse aujourd’hui de lui avoir donner le goût de l’aventure. Pour lui, devenir pilote de ligne commercial est tout simplement la continuité de sa passion et la conciliation de l’aventure et d’une profession. Deux semaines avant ses dix-neuf ans, Monsieur mon fiston a reçu sa licence privée de pilote et sa première épaulette de pilote-étudiant. La deuxième épaulette sera après sa licence commerciale, en travaillant en tant de copilote. Troisième épaulette en tant que pilote et la quatrième, la plus convoitée: Commandant de Bord…
Alors je fais ma part de sacrifie pour que son rêve devienne une réalité.
Le reste, well, it is up to him.
Marcelle Roujade