Publié par : Marcelle Roujade © | août 16, 2008

Hier soir

Hier soir, tu m’as épaté, m’as-tu dit d’une voix envoûtante et d’un sourire ravageur. Le souvenir de ce moment, je garderai toujours. Tu sortais de ton bain, un drap de bain autour de la taille. A travers un filtre de lumière m’est apparue la silhouette bronzée et humide de ton corps. Avec un regard d’artiste admirant son chef-d’œuvre, mes yeux se sont fixé sur ce corps luisant et séduisant. Laissant mon imagination devenir une réalité, je me suis avancé vers toi, et, sur cette peau basanée, j’ai dessiné des spirales. Comme ensorcelée par ce moment magique, j’ai couvert ton corps humide des baisers infinis, des câlins, te faisant durcir de plaisir.
Mes sens ont été éveillés par la volupté d’une effigie naturelle, et aux couleurs d’ébène qui cherchait à s’évader. D’un geste assuré, je l’ai libéré, et enrobé des caresses sensuelles.
Comme charmée par une musique angélique, cette merveille d’une taille magnifique s’est dressée, pleine de promesse de bonheur. Elle était aussi belle qu’une cariatide et outre sa beauté sublime, sa volupté m’a ensorcelé.
Je me suis avancé vers ce qui me semblait être un délice. Et d’une langue agile et preste je l’ai taquiné délicatement.
A travers mes lèvres de soie, douces et chaudes, sans vergogne je l’ai glissé soigneusement jusqu’à ma gorge profonde.
La passion du moment m’a emporté dans un état illicite d’ivresse.
Je me suis laissée bercer par le rythme ensorcelant de la musique qui n’était autre que le souffle de ton plaisir grandissant.
Et avec un cri de guerrier triomphant, j’ai reçu ma plus belle récompense.

Marcelle Roujade


Réponses

  1. J’ignorais que tu avais autant de talent.
    Félicitation.

  2. Merci, cela fait très plaisir.

    Salutations

    Marcelle


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